Les tâches répétitives mais formatrices qui permettaient au junior de devenir senior disparaissent progressivement. Avec elles, c’est une pédagogie implicite du travail qui s’efface, sans que personne...
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Le Code de procédure pénale 2027 LexisNexis comporte une date de mise à jour au 1 er mai 2026 . Il intègre ainsi tous les textes modificatifs du Code publiés au Journal officiel jusqu’à cette date. Toutefois...
Le Code de procédure civile 2027 LexisNexis comporte une date de mise à jour au 5 mai 2026 . Il intègre ainsi tous les textes modificatifs du code publiés au Journal officiel jusqu’à cette date. Toutefois...
Le Code civil 2027 LexisNexis comporte une date de mise à jour au 5 mai 2026 . Il intègre ainsi tous les textes modificatifs du code publiés au Journal officiel jusqu’à cette date. Toutefois, la loi...
Emmanuel Macron, 27 novembre 2018 : « Ils évoquent la fin du monde, nous on parle de la fin du mois. Nous allons traiter les deux, et nous devons traiter les deux ».
Nicolas Hulot, 5 jours plus tôt : « Il faut se préoccuper des fins de mois des Français mais il faut aussi se préoccuper d’un autre enjeu : la perspective de la fin du monde (…) ».
D’aucuns auront reconnu le contexte de la crise des Gilets jaunes, celui des feux de palettes sur des ronds-points aux allures d’une peinture de Delacroix, des discussions où les bidons rouillés servaient de chaises aux hommes vêtus de l’habit fédérateur dont Karl Lagerfeld avait vanté les mérites dix ans plus tôt : « C’est jaune, c’est moche, ça ne va avec rien, mais ça peut vous sauver la vie ». Tels les Chouans balzaciens, les acteurs du mouvement des oubliés s’éparpillaient sur les bitumes sans chef ni programme, mais en sachant se retrouver : « En considérant ces hommes épars et de se voir ensemble, et ramassés comme au hasard, on eût dit la population d’un bourg chassée de ses foyers par un incendie ». Parmi les discussions, sujets de révolte et de revendication, l’instrument fiscal se sacrifiait : figurant en bonne place, comme quelques années plus tôt dans les rangs bretons des bonnets rouges. Voire quelques plus tôt sous les jacqueries, les Nu-Pieds, les Frondes et les Sans-culottes.
La taxe carbone et autres impositions « écopivoines » ne résistent pas à une pédagogie simpliste mais juste : elles poursuivent un objectif de protection de l’environnement (limiter le gaz à effet de serre) en utilisant le moyen de la taxation (plus un produit est polluant, plus il est taxé). D’où la dialectique, inaugurée dès le premier Grenelle de l’environnement, qui n’en finit pas de nourrir malentendus et incompréhensions. Comme si le monde, face au dérèglement climatique dont nous réalisons l’ampleur en ce mois de mai 2026 caniculaire, ne pouvait échapper au clivage « grands enjeux v. panier de la ménagère ». D’un côté, ceux qui auraient une conscience écologique, comme celle d’un monde devant aspirer à la paix, quel que soit le prix à payer de l’autre ; de l’autre, les dépourvus de ladite conscience qui n’ont pas d’autre choix que de penser à « tenir bon » jusqu’à la prochaine paye.
Comme en 2018, une formule fait la joie des médias. Le monde est en guerre et le prix de l’essence explose. Nous serions, en résumé caricatural mais largement relayé sur les ondes, obnubilés non par la fin du mois et la fin du monde, mais otages du choix de l’une ou de l’autre. Il est vrai qu’elle ne manque pas de pertinence, et j’ai tenté d’en trouver le créateur. D’après certaines sources journalistiques, Emmanuel Macron l’aurait reprise à son ancien ministre démissionnaire cité plus haut. Or il semblerait que la paternité de la formule revienne plutôt à un certain Jean-Marc. Rond-point de Baume-les-Dames dans le Doubs, fin 2018. Article du journal Le Monde. Les échanges sont nourris, les critiques fusent. Jusqu’au coup de grâce de Jean-Marc Mourey, alors conseiller municipal : « Les élites parisiennes parlent de fin du monde quand nous, on parle de fin du mois ». Il ne faut peut-être pas le premier à utiliser l’expression. Mais rendons-lui hommage, car peut-être que cet artisan à la retraite (d’après mes recherches) se préoccupe toujours de la fin du mois et qu’il n’empêche sans doute pas, au vu de l’engagement citoyen qui fut le sien, de se préoccuper aussi de celle du monde.
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