L’École nationale de la magistrature est de longue date sur la sellette. Peut-être même depuis sa création en 1958. On connaît l’antienne. L’école aurait été investie par nombre de syndicalistes parmi...
J’aurai donc entendu requérir une fois la peine de mort. C’était jeudi 5 mars au tribunal correctionnel de Soissons et il m’a même semblé entendre la voix de la procureure trembler. Ses réquisitions visaient...
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L'élection de Donald Trump est un clou de plus enfoncé dans le cercueil de la démocratie libérale. Aux États-Unis évidemment, mais aussi en Europe. Le programme idéologique du candidat républicain présente de trop nombreuses similitudes avec celui affiché, de notre côté de l'Atlantique, par les partis d'extrême droite pour que ceux-ci n'en soient pas mécaniquement renforcés. Il n'y a là aucun hasard et il faut rendre à César ce qui lui appartient. Le véritable architecte du modèle de la démocratie illibérale en Occident n'est pas l'opportuniste Donald Trump, lequel s'accommoderait aisément de toute idéologie lui permettant d'accéder au pouvoir, mais bien l'opiniâtre et ambitieux Premier ministre hongrois, Victor Orban.
Depuis son élection, il y a maintenant presque 15 ans, ce dernier a été le principal promoteur de la notion d'illibéralisme dont il se présente comme le fer de lance au sein de l'Union européenne. Les liens privilégiés qu'il entretient avec le nouveau locataire de la Maison Blanche ne sont qu'une des illustrations de cette étroite communauté de vue. Cette convergence intellectuelle passe d'abord par la transmission d'un « know-how », une véritable méthode de délibéralisation mise au point au sein de cercles de réflexion gouvernementaux hongrois tels que le Danube Institute. Des émissaires de cet organisme ont ainsi activement participé à la rédaction du très controversé projet 2025, sorte de programme électoral de dévitalisation de la démocratie américaine. Affaiblissement systématique des contre-pouvoirs, limitation de l'indépendance de la justice et de la presse, remise au pas des autorités fédérales indépendantes, la parenté des mesures envisagées par cette feuille de route avec la politique expérimentée à Budapest est patente. Si le candidat américain en campagne a été obligé de s'en désolidariser, le président, désormais élu, entend bien s'en inspirer.
Surtout l'élection de Donald Trump fait concrètement de son « fantastique » ami Victor Orban l'un des principaux interlocuteurs du président des États-Unis en Europe. Le dirigeant hongrois renforce par là même sa propre autorité. L'occasion est trop belle pour celui qui cherche depuis de nombreuses années à faire évoluer la notion même d'État de droit au sein des instances de l'Union européenne. Ce d'autant plus que la Hongrie en exerce actuellement la présidence tournante. Dans le même temps, c'est encore Victor Orban qui est à l'origine de la création du nouveau groupe parlementaire « patriotes pour l'Europe », présidé par Jordan Bardella qui regroupe différents élus de partis nationalistes eurosceptiques comme le PIS polonais ou le FPÖ autrichien.
Ne soyons pas aveugles ! La déconstruction des garde-fous européens au développement de gouvernements nationalistes à tendance autoritaire est largement en marche. Le temps a passé mais la finalité de ces mouvements n'a guère changé. Restriction des libertés garanties aux citoyens, discrimination des minorités ethniques ou sexuelles, radicalisation de la répression de pair avec la systématisation de la surveillance de masse... Face à cette menace rampante, sachons ne pas céder, aujourd'***, à la fatalité, de peur de devoir céder, demain, au désespoir.
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